Le 8 novembre dernier, Seraphin.legal et IBM sont intervenus à la Maison des avocats de Lyon dans un atelier organisé par l’Incubateur du barreau de Lyon. L’objectif de cet atelier a été de sensibiliser des avocats aux enjeux liés à la structuration et l’analyse de la data juridique, grâce à un usage de premier niveau d’outils d’enrichissement et de tag des données.

Accueil convivial et premier objectif : faire oeuvre de pédagogie 

Vendredi 8 novembre, 9h. Rosa et moi arrivons à la Maison des avocats, bâtiment moderne aux lignes architecturales épurées. L’équipe d’IBM est sur place, nous échangeons sur l’organisation fonctionnelle de l’atelier avant l’arrivée des avocats lyonnais. 

Quel format adopter ? Faut-il privilégier un format de conférence classique ou bien inviter les avocats à se saisir des deux outils technologiques mis à disposition par IBM ?

Après mûre réflexion, nous avons choisi un format à la normande : l’atelier a débuté par une courte présentation générale, et s’est poursuivi par de la pratique.

A l’heure du big data juridique, l’enjeu pour l’avocat est d’apprendre à valoriser son savoir faire

10h, arrivée des participants. Rosa a exposé que les juristes sont confrontés à une multitude de données, provenant de sources multiples (textes législatifs et réglementaires de niveau national et international, jurisprudence, actes juridiques, doctrine…). Or ces données sont, la plupart du temps, très peu valorisées : aucun modèle de métadonnées ne les reliant, il est impossible de les exploiter de façon rationalisée.

L’enjeu est donc double : la valorisation des données juridiques va permettre aux avocats d’identifier rapidement les données essentielles à leurs activités. Mais cette valorisation ne peut se faire qu’après avoir été formé aux outils technologiques qui utilisent l’IA.

Le Juriste Data, un travail d’enrichissement et de construction avec l’IA

12h, déjeuner de travail tous ensemble. Cet atelier a été l’occasion pour Seraphin de montrer pratiquement aux avocats comment identifier et valoriser des données juridiques, ce qui fait partie des compétences du Juriste Data, un métier que nous développons. Ainsi, entre deux bouchées de pizza, une moitié des avocats a pu annoter des décisions de justice alors que l’autre moitié a développé un chatbot. Ces deux exercices ont été réalisés sur Watson, l’IA d’IBM.

Cet atelier a été une performance inédite : les avocats ont pu se saisir des outils d’IA en les appliquant à du contenu juridique (décisions de justice), et en construisant un chatbot pour orienter les utilisateurs sur le thème du RGPD.

La curiosité et l’appétence pour la tech, les deux ingrédients d’un atelier réussi

16h, retour à Paris et bilan. Si l’atelier avait un objectif de formation des avocats aux enjeux et aux outils numériques, il est certain que cette rencontre a également été formatrice pour Rosa et moi : nous avons pu rencontrer des avocats curieux et lucides sur les transformations numériques qui touchent leur métier : j’ai le souvenir d’une avocate spécialisée en droit de la famille qui a construit elle même son site web, adapté aux besoins de ses clients. Cette avocate, Juriste Data en herbe, a également développé son propre chatbot pour mieux organiser ses temps professionnels.

Nul doute que cet atelier a été une réussite, les avocats lyonnais sont prêts à travailler avec les technologies innovantes et nous serons ravis de les accompagner dans cette transformation à l’occasion des temps de formation à l’Academy notamment.