Dans le prolongement de la révolution de la finance par les Fintech, la Legal Tech vient transformer le marché du droit et, plus globalement, la place du droit dans la vie des affaires.

 

Remplacer le juriste pour les tâches à faible valeur ajoutée

La plupart des acteurs de la Legal Tech ont parfaitement compris qu’il fallait transférer à la machine toutes les tâches, notamment paralégales, pour lesquelles elle sera plus complète que l’homme, et ne focaliser l’intervention humaine que sur certaines tâches.

Quelques premières entités juridiques (avocats et directions juridiques) ont décidé d’automatiser autant que possible les premiers niveaux de tâches juridiques quotidiennes pour se concentrer sur les niveaux à forte valeur ajoutée, et passer plus de temps avec leurs clients. Nous constatons ainsi, depuis l’ouverture du LegalTech.store, que les solutions de génération de documents juridiques sont les plus demandées par les clients.

Les différentes phases du processus d’automatisation contractuelle proposées via l’application Seraphin Contract Management pour nos clients

 

Legal Tech : coder le droit par défaut pour replacer le juriste au coeur du business

Avec la digitalisation connexe des processus financiers, l’excellence française dans l’approche combinée des secteurs Fintech/Legal Tech pourrait rapidement profiter à l’ensemble des acteurs économiques et accélérer la digitalisation des processus.

Avec l’avènement de la Legal Tech, le droit se réinvente globalement et la transition numérique replace finalement la règle au cœur des processus. « Code is Law ». Cette prophétie de Lawrence Lessig des années 2000 évolue donc dans les années 2010 vers un « Law is Code ». Selon Lionel Maurel, « si Law is Code, alors ce n’est plus le Code qui fait Loi, mais la loi qui est codée ». Pour nos démocraties, la « codification » du droit, pris à l’échelle européenne, pourrait simplifier au quotidien la vie des entreprises, des administrations et des particuliers.

La Legal Tech permet d’envisager une application effective des règles. Avec les technologies disponibles et l’émergence d’un service public de la donnée juridique, nous pouvons en effet désormais envisager de « coder par défaut » l’ensemble des mesures prises par le nouveau gouvernement. Des initiatives très concrètes comme le mouvement #DigitalHumanRights permettent aujourd’hui aux juristes d’innover dans l’application du droit dans son nouvel environnement numérique.

Pour nos institutions, ceci favorisera l’application du droit dès sa promulgation afin d’en refaire un instrument de mise en œuvre et de suivi de la politique gouvernementale (plutôt qu’un simple outil de communication).

Du côté des directions juridiques, avec l’avènement du juriste augmenté, le souhait répété de devenir un véritable business partner de l’entreprise devrait réellement se concrétiser dans les prochains mois.