La Clinique Juridique de Paris a produit une série de vidéos autour de la thématique  »L’avenir du droit » avec plusieurs personnalités de l’innovation juridique ( Kami Haeri, Louis Larret-Chahine… ) Thomas Saint-Aubin, CEO de Seraphin.legal, s’est livré à l’exercice…

Propos recueillis et vidéo réalisée par Brice Matter/ Clinique Juridique de Paris http://cliniquejuridiquedeparis.com/

Q1: De nombreuses Legal tech ont été développées par des non juristes ce qui nous amènent à lui poser une question presque qu’en forme de défi pour les acteurs traditionnels du droit : Les LegalTech appartiennent-elles un peu aux juristes ?

Q2: Face à ces évolutions du monde juridique, nous avions envie de demander à Thomas Saint-Aubin ce qu’il pensait des formations juridiques actuelles. Ont-elle intégré le bouleversement en cours ? Les écoles d’avocats s’adaptent-elles ? Qu’en est-il des universités ?

Q3: Certains aiment l’innovation de rupture, c’est à dire celle qui part d’un cadre nouveau. D’autres préfèrent une innovation en douceur, c’est à dire celle qui vise à améliorer ce qui existe déjà. Que préfère Thomas Saint-Aubin ?

Q4: Face à cette digitalisation du monde du droit, que font les pouvoirs publics ? Agissent-ils suffisamment afin de faire entrer la justice française vers la voie de la modernité ?

Q5: La technologie est là. Le juriste doit s’en saisir, pour autant qu’il ait compris ce qu’elle pouvait lui apporter. Alors, Thomas Saint-Aubin, quel apport pour les juristes ?

Q6: La blockchain est une des technologies dont on entend le plus parler en droit. Technologie se cachant derrière les Bitcoins, les juristes pourraient en avoir une utilisation très intéressante.

Q7: Entre les pouvoirs publics d’un côté (gouvernement, collectivités territoriales, Autorités administratives indépendantes) et les legalTech, on peut s’interroger sur le monde associatif. Quelle importance ? Quel rôle ?

Q8: Lors d’une conférence, Thomas Saint-Aubin, dans une formule choc affirma qu’il n’y avait que 2 dates à retenir en droit. Nous avions envie d’en savoir plus, alors nous lui avons posé la question. C’est bien entendu le sujet de l’ouverture des données juridiques

Q9: Thomas Saint-Aubin est très actif. Il exerce plusieurs activités qu’il accepte de nous présenter : Legal Innovation Paris Seraphin.Legal (juriste augmenté avec une dose d’interprofessionalité), Fast Arbitre (médiation/conciliation en ligne), AboutInnovation.com (propriété intellectuelle), Legal RH. Les technologies utilisées sont diverses : Blockchain, générateur de contrat, data, place de marché, compliance, signature. Il promeut la LegalTech sur mesure avec ce qu’il appelle son Studio legaltech. De plus il entretient un ecosystème comme avec sa Privacy Tech (RGPD), le consortium Ejustice, Open Law.

Q10: LegalTech Africa est le dernier projet de Thomas Saint-Aubin. Il nous explique en quoi cette aventure est particulièrement stimulante pour lui.